J’accueille la critique constructive et je progresse

Comment accueillir les commentaires sur votre personne, sur vos actions, sur vos projets ? Les critiques sont salutaires, elles nous font progresser. Pour accepter d’être critiqué, il est utile de se répéter que la critique parle autant de celui qui la formule, que de celui qui la reçoit. L’enfantine tirade « c’est celui qui dit qui l’est » est d’une grande pertinence. Cette astuce permet de prendre le rôle de l’observateur (Que me dit-il de lui/d’elle ?) et d’être en recul par rapport à ce qui se passe (ne pas être dans l’émotion au moment de la réception).

La critique parle de celui qui la formule

L’autre vient vous chercher sur ses propres fragilités/obsessions. Quand quelqu’un s’exprime par le jugement, exemple : « ce n’est pas très intéressant ce que tu nous dis », ce qu’il avoue en réalité c’est qu’il se juge lui-même le plus souvent, qu’il se questionne sur sa propre capacité à intéresser les autres dans ce contexte ou dans un autre. Il s’interroge à un tel point qu’il ne voit le monde qu’à travers ce prisme.

La critique parle de celui qui la reçoit

Il y a la critique en soi, c’est à dire le fait d’être critiqué et le contenu de la critique.

« Être critiqué » c’est être pris en flagrant délit d’imperfection. Comme si la perfection était humaine !

Accepter la critique c’est tout d’abord renoncer à la toute-puissance sur soi et sur le monde (on ne contrôle pas tout, même ce qui est censé dépendre de nous) et ce que dit en elle-même la critique. Après tout c’est peut-être tout à fait vrai que ce que vous dites est inintéressant.

Voilà donc une façon de progresser. Et si c’était vrai ? Que pourriez-vous faire pour que le contenu soit plus attractif ? Nos ennemis sont nos meilleurs « amis », ceux qui nous aident à être meilleurs. Nos amis nous aiment pour ce que nous sommes.

Exercice ludique

Connaissez-vous “l’échelle des comportements” ? Cette échelle montre que, face à une situation difficile, un problème ou une critique, l’homme a le choix entre 8 comportements différents. Ces comportements peuvent l’empêcher de trouver une solution ou au contraire l’aider grandement dans la résolution du problème.

Saurez-vous remettre les comportements ci-dessous dans l’ordre : du plus aidant (en 1) au moins aidant (en 8) ?

  • 1/ Assumer son erreur = accepter sa part de responsabilité.
  • 2/ Analyser son erreur = identifier ses causes et ses conséquences.
  • 3/ Se justifier face à l’autre = se trouver des excuses.
  • 4/ Nier l’erreur = refuser de voir la réalité.
  • 5/ Pallier l’erreur = trouver rapidement une solution provisoire.
  • 6/ Imaginer une solution = agir pour ne plus être face au même problème.
  • 7/ Ignorer l’erreur = ne pas en avoir conscience.
  • 8/ Accuser l’autre = dénoncer son manque de compétences, qualités…

Résultats

Comportements remis dans l’ordre :

  • >> 1) Imaginer une solution = agir pour ne plus être face au même problème.
  • >> 2) Analyser son erreur = identifier ses causes et ses conséquences.
  • >> 3) Pallier l’erreur = trouver rapidement une solution provisoire.
  • >> 4) Assumer son erreur = accepter sa part de responsabilité.
  • >> 5) Se justifier face à l’autre = se trouver des excuses.
  • >> 6) Accuser l’autre = dénoncer son manque de compétences, qualités…
  • >> 7) Nier l’erreur = refuser de voir la réalité.
  • >> 8) Ignorer l’erreur = ne pas en avoir conscience.

Quand on analyse ces 8 comportements, on peut voir que la moitié est négative (de 5 à 8), l’autre moitié est positive (de 1 à 4).

On peut également voir que le comportement qui fait basculer l’individu d’un côté ou de l’autre est le comportement n°4 : “Assumer son erreur”.

C’est le prérequis indispensable pour pouvoir aller plus loin, trouver une solution. Tant que l’on est dans la justification, la négation ou l’attaque, on ne cherche pas à résoudre le problème, on cherche à fuir ses responsabilités.

A contrario, se dire sans cesse “je suis nul”, ce n’est pas analyser ses erreurs : au contraire, c’est se trouver des excuses ! Quand on pense qu’on est nul, on pense aussi que rien ne changera, ce qui nous empêche, d’avoir à se remettre en cause et d’analyser les causes exactes du problème.

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